ARE : oui
Rupture conventionnelle
Tu la négocies avec ton employeur. Après la signature, chacun a 15 jours pour se rétracter, puis la rupture doit être homologuée.
Elle ouvre tes droits au chômage. Pour une fin de contrat depuis le 1er septembre 2026, la durée baisse : 15 mois au plus avant 55 ans (456 jours), 20,5 mois à partir de 55 ans (624 jours).
Le piège : négocier ta date de fin sans regarder la date de démarrage de ta mission.
ARE : oui
Licenciement
Il ouvre tes droits si tu as assez travaillé : au moins 130 jours ou 910 heures sur les 24 derniers mois, 36 mois à partir de 55 ans.
Durée maximale : 548 jours avant 55 ans, 685 jours à 55 et 56 ans, 822 jours à partir de 57 ans.
Le piège : oublier la baisse de 30 % au 7e mois dans ton budget, si ton salaire dépassait environ 4 900 € brut par mois.
ARE : non, sauf exceptions
Démission
Une démission n'ouvre pas de droits, sauf l'un des 17 cas de démission légitime reconnus par France Travail.
Deux pistes ensuite. Tu peux demander un réexamen de ta situation après 121 jours sans emploi. Ou tu retravailles au moins 65 jours (455 heures) en salarié, puis une fin de contrat hors démission rouvre tes droits. Une mission en portage compte : c'est un emploi salarié.
Le piège : démissionner avant d'avoir calé ta mission et ton contrat.
ARE : sous conditions
Démission pour un projet
Elle ouvre des droits à 4 conditions : démissionner d'un CDI, justifier de 5 ans d'activité salariée continue (1 300 jours) sur les 60 derniers mois, passer par un conseil en évolution professionnelle avant de démissionner, et faire valider ton projet par la commission régionale de Transitions Pro.
Le projet peut être une reconversion, une création ou une reprise d'entreprise. Tu demandes ton ARE dans les 6 mois qui suivent la validation.
Le piège : démissionner avant le conseil en évolution professionnelle. Ta demande n'est plus recevable.